Chères toutes et chers tous,
Pas d’accalmie avec l’arrivée de l’été, il n’y a aucun répit pour ceux qui entendent défendre les soins psychiques, restons informés et restons vigilants !!!
Nous tenons à relayer auprès de nos adhérents un communiqué rédigé par nos confrères de la Fondation Vallée. Dans le contexte de la fermeture de l’institution, aux dépens des enfants et de leurs familles, il nous a semblé juste de leur donner la parole, vous trouverez leur communiqué en pièce jointe.
Après la fermeture de la Fondation Vallée, d’autres structures de soins subissent de profonds remaniements ou mises sous tutelle :
- Le centre d’accueil de crise Ginette Amado (Paris XIV) ferme témoignant de la crise de la psychiatrie publique, du manque de moyens et du manque de reconnaissance des soins de proximité.
- Dans la même veine, on apprend que le service de psychiatrie adulte de Laval passera l’été sans médecin.
- Le centre thérapeutique et de recherche de la Nonette (63) est mis sous tutelle de l’ARS dans des conditions qui ressemblent étrangement à ce qui s’est passé récemment à la Fondation Vallée. C’est ici une orientation pluraliste et ouverte des soins qui est attaquée.
Manque de moyens, mises sous tutelle, remaniements des orientations de soins dans ce contexte de santé mentalisation, de quoi s’agit-il ?
Au-delà du manque de moyens humains et financiers, l’état se désengage des soins psychiques. Nous observons des ressorts récurrents : un certain usage en surface des données de la science et un pervertissement de l’EBM (Evidence Based Medecine).
En rester à l’idée qu’il s’agit d’attaques à une école de pensée – la psychanalyse -, et la psychothérapie institutionnelle comme émanation de celle-ci, serait bien réducteur.
C’est en fait plus profond que cela. L’idée c’est quand même de passer au crible d’une rationalisation pratico-formelle nos pratiques cliniques et d’en obtenir une standardisation des prises en charge ou plutôt une protocolisation à des fins gestionnaires et économiques. Alors fermer les lieux de soins revient à éteindre l’idée même de ce qui constitue une psychiatrie humaine et moderne : le pluralisme épistémologique et l’écoute clinique de la singularité.
C’est pour cela que nous sommes tous concernés, parce que la psychiatrie d’exercice privée est complémentaire de l’offre de soins publique, parce que notre indépendance professionnelle est menacée, parce que c’est une façon de nous déposséder de nos Savoirs. Nous comptons sur vous pour relayer ces inquiétudes et les expliquer dans vos entourages ainsi qu’à vos élus.
Adhérez ! Soutenez-nous ! Et venez nous rejoindre aux journées nationales d’Arcachon !
Bel été !
Docteur Stéphanie QUINTIN
Secrétaire générale adjointe.
