XLIVèmes JOURNÉES NATIONALES DE LA PSYCHIATRIE PRIVÉE

JN Montpellier Affiche

Montpellier – 1er – 2 et 3 octobre 2015

Salle Rabelais 27, boulevard Sarrail

Salle Pétrarque 2, place Pétrarque

XLIVèmes JOURNÉES NATIONALES

DE LA PSYCHIATRIE PRIVÉE

Avec sessions validantes DPC

 

LE RISQUE : À GÉRER… À PRENDRE ?

En quelques décennies, la pression s’est fortement accrue dans le monde médical en vue de sécuriser les actes de soin. La psychiatrie n’a pas échappé à cette évolution qui, par ailleurs, s’est répandue dans tous les domaines de la société. Plutôt qu’une expérience à affronter dans les épreuves existentielles, le risque est désormais assimilé à un « évènement indésirable ».

Il faudrait tout mettre en oeuvre pour le prévenir et le « gérer ». Une fois le risque identifié et circonscrit, il n’y aurait plus d’autre choix que de se mettre en conformité avec les réponses programmées. Tout risque doit être anticipé, assuré, et les directives ne cessent de tomber (recommandations, textes législatifs, notes de service…).

« Gérer » devient un des verbes les plus communément conjugués de la langue française, ou plutôt d’une novlangue qui s’impose dans un empêchement à penser la vie. Nombreux sont les psychiatres qui refusent de se transformer en gestionnaires car ils savent que soigner ne va pas sans risque, confrontés qu’ils sont à l’humain, à son désarroi, à sa souffrance, à sa folie.

L’acte psychiatrique expose autant le patient que le praticien dans un risque partagé de parler, d’écouter, de révéler, de comprendre, de bousculer un équilibre précaire, de se confronter à l’innommable en soi et en l’autre, mais aussi dans le risque du diagnostic, du choix thérapeutique et de son acceptation. Bref, c’est le vrai risque d’une rencontre où chacun s’expose entre volonté et nécessité.

Ce qui se joue dans la rencontre clinique et le transfert ne va pas sans risque, jusqu’à celui du vertige d’un acte inaugural. C’est précisément ce risque qui ne pourra jamais être «géré», car il relève de l’imprévisible, de ce qui échappe à toute programmation. D’ailleurs, il est rare qu’on oublie ces patients qui nous ont fait psychiatres dans des rencontres fondatrices de notre expérience, parfois bien loin des sentiers battus de la formation universitaire.

Du vertige à l’effroi, il est un risque que le psychiatre ne s’aventure pas à évoquer avec ses pairs.

C’est celui auquel il s’expose dans un moment critique du transfert, précisément au moment où le patient se risque à s’y exposer. Ce n’est que dans l’après-coup qu’il est possible de saisir l’importance de cet instant de bascule, lorsqu’en toute inconscience s’ouvre une voie inouïe. Il n’est pas question de rechercher le danger mais d’accepter ce point d’effroi qui peut augurer d’un dénouement thérapeutique.

Oser s’offrir à la rencontre, au colloque singulier avec le patient, aux effets imprévisibles du transfert, à notre propre surdité, à nos peurs et nos limites ; affronter le risque du paiement direct, de la gestion administrative, de la procédure en justice, des pressions des organismes de tutelle… C’est le pari de ces Journées que d’échanger sur tous ces risques pris au quotidien dans nos engagements, dans nos fondamentaux et dans notre acte, délibérément ou inconsciemment,

mais sans être averti du risque que nous prenons et du risque que le patient prend en venant nous consulter. Il nous appartient aussi de transmettre aux jeunes psychiatres la richesse d’une pratique qui, de ne pas être programmée, en est d’autant plus créative.

 

Coordination des Journées

Patrice Charbit

Comité Scientifique

Jean-Jacques Bonamour du Tartre, Françoise Duplex, Thierry Delcourt (coordination scientifi que), Michel Jurus,

Claude Gernez, Jacqueline Légaut, Anne Rosenberg, Capucine Rivière

Comité d’Organisation

Patrice Charbit, Béatrice Guinaudeau, Marie Kretzschmar, Élie Winter

 

LES INTERVENANTS

Frédéric AUMJAUD

Psychiatre, Angers

Fethi BENSLAMA

Professeur de psychopathologie, Directeur UFR d’Études psychanalytiques Université Paris 7

Membre de l’Académie tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts

Hervé BOKOBZA

Psychiatre, Montpellier

Jean-Jacques BONAMOUR du TARTRE

Psychiatre, Paris

Patrice CHARBIT

Psychiatre, Psychanalyste, Président de l’AFPEP, Montpellier

Thierry DELCOURT

Psychiatre, Psychanalyste, Reims

Anne DUFOURMANTELLE

Philosophe, Psychanalyste, Paris

Michaël FOESSEL

Professeur de philosophie à l’École Polytechnique, Paris

Ghyslaine GAU

Chorégraphe, Montpellier

Claude GERNEZ

Psychiatre, Psychanalyste, Enghien les Bains

Michel JURUS

Psychiatre, Lyon

Sylvie le POULICHET

Psychanalyste, Professeur à l’Université Paris-Diderot

Catherine SCHOTT

Gériatre, Praticien hospitalier, Centre hospitalier de Versailles

Sofiane ZRIBI

Psychiatre, Président de ALFAPSY

 

PROGRAMME

JEUDI 1er OCTOBRE (Salle Rabelais – 27, boulevard Sarrail – 34000 Montpellier)

16 h – 19 h 30 Session DPC

I – Au risque de vieillir - Approche clinique en pratique libérale

Frédéric Aumjaud, Catherine Schott

Coordinateur : Jean-Jacques Bonamour du Tartre

II – Le psychiatre et l’adolescent

Claude Gernez, Thierry Delcourt

 

19 h Présentation des Journées Nationales et Apéro – Accueil

 

21 h CONFÉRENCE INAUGURALE

ouverte au public

Risquer sa vie, par Anne Dufourmantelle

 

 

VENDREDI 2 OCTOBRE (Salle Rabelais)

8 h 30 Accueil des participants

 

9 h 30 SÉANCE PLÉNIÈRE

L’acte clinique au risque du politique

Président : Jérémie Sinzelle ;     Discutante : Françoise Labes     ;

Du désir au risque. Patrice Charbit

Le risque, une menace ? Michaël Foessel

 

11 h 30 – 13 h SÉANCE PLÉNIÈRE

S’autoriser : au risque de la rencontre

Présidente : Françoise Duplex

Discutante : Catherine Goudemand

Les risques du métier. Michel Jurus

(S’)exposer. Jean-Jacques Bonamour du Tartre

 

13 h Déjeuner libre

 

14 h – 17 h 30 ATELIERS

1 – L’acte clinique au risque du politique (14 h 30 – 16 h)

2 – Ces patients qui nous font psychiatres (16 h 30 – 18 h)

Session DPC

I – Au risque de vieillir - Approche clinique en pratique libérale

Frédéric Aumjaud, Catherine Schott

Coordinateur : Jean-Jacques Bonamour du Tartre

II – Le psychiatre et l’adolescent

Claude Gernez, Thierry Delcourt

 

17 h 45 – 19 h « Expérience danse »

Sous la direction de Ghyslaine Gau, chorégraphe montpelliéraine

 

DIMANCHE 4 OCTOBRE

RÉUNION SYNDICALE

10 h – 12 h

Salle municipale Pétrarque – 2, place Pétrarque

34000 Montpellier

 

SAMEDI 3 OCTOBRE (Salle Rabelais)

9 h – 11 h SÉANCE PLÉNIÈRE

De l’effroi au vertige, le risque du transfert

Président : Thierry Delcourt    ;     Discutante : Anne Rosenberg

Péril : le risque que “je” n’a pas pensé prendre. Claude Gernez

Le vertige et la brûlure du lien. Sylvie le Poulichet

 

11 h 30 – 13 h ATELIERS

3 – De l’effroi au vertige, le risque du transfert

4 – « Heureusement, la psychiatrie d’exercice privé prend

encore des risques ! »

5 – Atelier jeunes psychiatres : l’installation libérale, un risque ?

 

13 h Déjeuner libre

 

14 h 30 – 16 h 30 TABLE RONDE

ouverte au public

Rêvons-nous encore d’une société sans risque ?

Président : Patrice Charbit    ;     Discutante : Jacqueline Légaut

« La traversée des langages » de « danse avec les psys ».

Ghyslaine Gau, chorégraphe

Ne pas en prendre, n’est-ce pas le plus grand des risques ?

Hervé Bokobza

La psychiatrie au risque du terrorisme :

des questions et des non-réponses !

Sofiane Zribi

 

16 h 45 – 17 h 30 CONFÉRENCE

« La radicalisation islamiste,

aspects historiques et subjectifs »

Fethi Benslama

Président : Élie Winter

 

21 h « LA GRANDE SOIRÉE »

Au Restaurant L’INSENSÉ – 39, boulevard Bonne Nouvelle

34000 Montpellier (Musée Fabre)

 

 

TRAVAIL EN ATELIERS

Atelier 1 : L’acte clinique au risque du politique

Le geste clinique est aussi un geste politique. Le psychiatre prend ou non le risque de

subvertir, de résister, de s’indigner activement. L’infl ation galopante de la gestion et

de l’emprise du DSM oblige à s’engager dans un combat syndical et politique. Si le

sécuritaire commande (centre de gestion des risques, comité de retour d’expérience…),

si la précaution impose un programme à l’acte psychiatrique, il nous appartient de

désobéir, seule condition pour entendre le patient et respecter sa singularité.

 

Atelier 2 : Ces patients qui nous font psychiatre

Qu’est-ce qui nous permet de sécuriser notre acte psychiatrique par rapport aux

patients ? L’expérience diront certains, mais sans une mise en question permanente

et une créativité, l’expérience n’est rien. Chacun a en tête ce qui l’a fait psychiatre au

décours de sa formation et de l’exercice de ses jeunes années : le risque de s’égarer

pour trouver sa voie en acceptant la différence, la folie de l’autre et son écho en soi, la

pulsion de mort à l’oeuvre dans l’insistance du symptôme…

L’élaboration d’une clinique au un par un oblige à prendre le risque de penser autrement,

et parfois de payer le prix de son audace ou de ses peurs. Le patient, qui prend un risque

lui aussi, nous y attend.

 

Atelier 3 : De l’effroi au vertige, le risque du transfert

Sachant que c’est aussi le risque qui soigne, comment se repérer entre :

Le risque pris consciemment dans l’intérêt du patient ou à sa demande.

Le risque consenti intuitivement, pris grâce à l’expérience, et vaguement conscientisé.

Le risque qu’on ne s’est pas vu prendre, et quand on le voit, c’est le vertige, voire l’effroi.

Le risque transférentiel, c’est l’événement dans la douleur ou la beauté créative de

l’instant. C’est un risque partagé ; c’est aussi un risque calculé, celui de sécuriser le

patient au bord de sa vérité ou de son gouffre.

 

Atelier 4 : « Heureusement, la psychiatrie d’exercice privé

prend encore des risques ! »

L’initiative d’une lettre ouverte aux praticiens du Languedoc-Roussillon vise, depuis

2 ans, à soulever les questions essentielles sur les dérives actuelles des pratiques

normées qui tendent à réduire le champ de la psychiatrie à un plateau technique au

service de la santé mentale et de sa politique gestionnaire. Symboliquement engagés

dans l’enceinte de la Faculté de Médecine de Montpellier, les débats révèlent une

puissante vague d’indignation et une forte volonté de résistance en faveur de la clinique

du sujet sans pour autant nier, à leurs justes places, les approches plus objectales. Il

se profi le, du coup, une demande de formation et transmission transdisciplinaires qui

pourrait, sur de nouvelles bases, déclencher une sorte de mieux vivre ensemble la

psychiatrie…

 

Atelier 5 : Atelier jeunes psychiatres :

l’installation libérale, un risque ?

La démographie des psychiatres commence sa drastique diminution… et touchera

surtout les praticiens libéraux (selon les projections de l’Ordre des Médecins). Les

jeunes psychiatres expriment souvent leur crainte devant une éventuelle installation.

Les freins à l’installation libérale sont nombreux, concrets, mais parfois relèvent

surtout du manque d’information sur la réalité des pratiques ou la dramatisation

de procédures pas si complexes. Cet atelier s’adresse à nos jeunes consoeurs et

confrères, y compris internes, qui pourront y rencontrer leurs ainés pour mieux

connaître la pratique libérale, ses risques, ses joies. Les aspects cliniques seront tout

autant abordés que les notions pratiques, voire légales.

 

 

INSCRIPTION

TARIFS :

* DROITS SIMPLES CONGRÈS + PAUSES

adhérents :        250 € x ……………………………………… = …………………………………€

non adhérents : 300 € x ……………………………………… = …………………………………€

Inscription formation permanente 330 € x …………. = …………………………………€

Non médecins 180 € x ………………………………………. = …………………………………€

* FORFAITS CONGRÈS + PAUSES + SOIRÉE FESTIVE

adhérents :        325 € x ……………………………………… = …………………………………€

non adhérents : 375 € x ……………………………………… = …………………………………€

Inscription formation permanente 405 € x …………..= ………………………………….€

Non médecins 255 € x ……………………………………… = …………………………………€

Étudiants et internes gratuit sur inscription

SOIRÉE FESTIVE 75 € x ……………………………………… = …………………………………€

(Nombre de place limité à 100, merci de vous inscrire rapidement)

TOTAL = …………………………………€

Il est possible de participer à une journée, les frais sont au demi-tarif des droits simples.