Initiation à la psychosomatique relationnelle, le 9 juin à Nice

Toutes les infos ici : DPC Psychosomatique

le  9/06/2018 à Nice (CENTRE CULTUREL ET DIACONIE SAINT PIERRE D’ARENE FORUM JORGE FRANCOIS au 9 rue Cronstadt, 06000 NICE) (39731800003)

 

Objectifs :

– Permettre une meilleure connaissance des théories sur lesquelles s’appuie l’approche psychosomatique. Découvrir les possibilités données par une intervention clinique fondée sur ces théorisations, montrer en quoi elles permettent de renouveler efficacement la prise en charge de ces formes cliniques des manifestations psychiques et organiques psychosomatiques.

– Favoriser la compréhension de cette conception de la théorisation de la primauté de l’humain engagé dans les processus relationnels et de la notion que tout sujet évolue dans une circularité entre fonctionnement et relationnel.

– Introduire au concept de l’impasse permettant de penser la pathologie humaine, tant sur le plan somatique que sur le plan psychologique en l’absence de tout clivage.

Résumé de l’action

La Psychosomatique ne doit pas uniquement se concevoir comme une application de la Psychanalyse au champ du Somatique, mais comme une théorisation possible de l’Unité de l’être humain, engagé corps et âme dans les processus relationnels.
La médecine est une médecine de la personne et non médecine de la santé. Soigner, c’est toujours soigner quelqu’un, répondre à l’appel d’un être humain en péril. La médicalisation peut également désigner le processus qui consiste à transformer en pathologie médicalement curable tel ou tel caractère relevant de la condition humaine ou de la constitution des êtres. Le processus est circulaire: pour pouvoir «soigner» ces maux, il faut d’abord les considérer comme des maladies. En vérité, on devrait déjà parler ici d’une sophistique de la médicalisation qui se réduit à un corps privé d’âme. Alors que, considérée dans son essence, la médecine est une pratique soignante accompagnée de science et instrumentée par des moyens techniques. Cette primauté de la personne, qui seule donne son sens à l’acte médical, rend la médecine indissociable de l’éthique. La responsabilité médicale relève donc essentiellement d’une obligation morale, irréductible à une obligation contractuelle.
Nous pourrons discuter de tout l’apport de la théorisation de Sami Ali, qui, à partir de son concept de l’impasse permet de penser la pathologie humaine, tant sur le plan somatique que sur le plan psychologique en l’absence de tout clivage. Nous ne devons pas ignorer le devoir de recourir au savoir développé par les psychosomaticiens pour repérer, puis soigner, le psychique manifesté par et dans le corporel.
Les impasses dans la clinique psychosomatique, sont des situations fermées dans lesquelles, chaque fois que l’on croit trouver une issue, celle-ci s’avère illusoire, de telle sorte que l’on est constamment ramené à la même fermeture dont la pathologie témoigne. L’impasse n’est pas due simplement à l’incapacité du sujet à trouver une issue mais au fait qu’il puisse également exister au niveau de la situation relationnelle une fermeture pour lui.

Ainsi l’autre concept clé de cette approche est celui de relation. Là se manifeste une distance prise avec la psychanalyse dans la mesure où la relation n’est pas vue comme relation d’objet. Elle est pleinement posée comme ce qui nous relie d’un bout à l’autre de notre vie à l’autre, qui commence avant même la conception et qui conditionne notre construction psychosomatique. Car dans cette vision de l’humain tout est relationnel, le corps est relationnel, le psychisme est relationnel.

Toute souffrance, tout symptôme, toute pathologie appartient donc à un contexte relationnel, qu’il s’agit de découvrir. On voit là comment cette pensée est apte à dépasser bien des clivages aux effets délétères. Comme par exemple recevoir pour un syndrome dépressif une patiente qui souffre également d’un diabète peut permettre de mettre un terme à l’impasse de se voir traitée sur le plan du corps pendant des décennies sans aucune reconnaissance des liens qui existent entre ce diabète et une souffrance relationnelle de l’enfance, entre le corps et le psychisme. La patiente arrive dans un état d’épuisement parce qu’aucune vision d’elle même n’a pu être unifiée. Il s’agit de ne pas augmenter cette impasse en traitant la dépression comme un phénomène qui ne ferait que s’ajouter de façon linéaire à sa pathologie somatique, par un seul antidépresseur par exemple.

Penser l’unité c’est penser que tout est lié et que tout est relationnel. C’est là la notion d’une circularité entre fonctionnement et relation.
Si le cercle vicieux est un modèle fréquent de l’impasse car aboutissant à l’épuisement retrouvé dans la dépression ou en amont de nombreuses pathologies somatiques, celle ci peut aussi avoir d’autres structures logiques où l’issue du sujet peut être recherchée au travers d’un trouble de l’immunité ou d’un processus délirant.

Le travail thérapeutique, conçu lui aussi comme relationnel, permet l’analyse des impasses du sujet engagé dans des processus pathologiques, ouvrant par là même les voies de leur dissolution.
Des situations cliniques seront étudiées pour illustrer la pertinence de cette pensée.

Méthodologie

– En groupe
Formation présentielle et apports didactiques. Echanges entre experts et participants.
– Individuelle
Evalation à distance : Apport de connaissances/approfondissement des compétences.
Apport de connaissances sous formes de documents adressés aux participants.

 

Contexte de l’action :

Cette formation est principalement destinée aux psychiatres privés (psychiatrie générale et psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent), neuropsychiatres, mais aussi quelles que soient leurs conditions d’exercice. Elle est assurée par deux psychiatres libéraux chercheurs du Centre International dePsychosomatique. Ces deux praticiens ont participé à des travaux sur la psychosomatique et la rédaction d’articles dans la revue Psychosomatique Relationnelle.

La formation propose une sensibilisation à la psychosomatique dans une dimension éthique et relationnelle de la relation médecin-malade. Le rapportau corps s’établit ainsi tout au long de la vie selon les modèles relationnels vécus. Cette construction s’opère selon la linéarité du temps extérieur, maisune temporalité de la profondeur s’y conjugue en permanence, toujours colorée par la dimension affective. Le corps est habité d’une rythmicité que luiinsufflent la vie et donc la dimension relationnelle. La dimension temporelle est primordiale dans la recherche d’équilibre, objectif de la thérapierelationnelle, entre une identité propre avec des caractères subjectifs profonds qui doit préserver sa stabilité dans le monde relationnel mouvant auquelnous sommes en permanence liés.

Parmi toutes les conceptions du somatique, les situations cliniques chercheront à approcher le concept de psychosomatique comme une interfacerelationnelle pour s’autoriser à penser la pathologie humaine dans sa double appartenance au psychique et au somatique.

Le fonctionnement humain non dissocié (esprit-corps) et la situation relationnelle, devenant l’unité de base, permettront ainsi d’établir uneméthodologie afin d’en terminer avec les rapports décalés, partiels, parfois énigmatiques, qu’entretiennent médecine etpsychologie(psycho/somatique).

 

 

Bibliographie

SAMI Ali

– De la projection : Une étude psychanalytique – Ed Dunod

– Corps réel corps imaginaire – Ed Dunod

– Corps et âme : Pratique de la théorie relationnelle – Ed Dunod

– L’impasse dans la psychose et l’allergie – Ed Dunod

-Convergences : Essais de psychosomatique relationnelle – Ed EDP Sciences

BAUDOIN Hélène : articles in Psychosomatique de l’enfant de l’adolescent et de l’adulte

Ed EDK Recherche en psychosomatique

Cancer et psychosomatique relationnelle – Ed EDK Recherche en psychosomatique

CHAHBAZIAN Michèle

Le lien psychosomatique, de l’affect au rythme corporel – Ed EDK

Cancer et psychosomatique relationnelle (article) – Ed EDK Recherche en psychosomatique

FOLSCHEID Dominique

La médecine comme praxis:un impératif éthique

fondamental

Laval théologique et philosophique – vol. 52, n° 2 – 1996 – p. 499-509.

HAS. Rapport d’orientation :Syndrome fibromyalgique de l’adulte :

https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-10/syndrome_fibromyalgique_de_ladulte_-_rapport_dorientation.pdf


 

COMMENT S’INSCRIRE À UNE FORMATION DPC

 
Comme pour toute formation DPC officielle, l’inscription se fait sur le site www.mondpc.fr.
Vous devez :

  1. créer votre compte personnel sur www.mondpc.fr (site Internet de l’ANDPC dédié aux professionnels de santé) ;
  2. « rechercher action » et entrer la référence de l’action numéro 39731800003 (ou la référence organisme 3973 pour retrouver tous nos DPC)
  3. vous inscrire à la session du programme de DPC en ligne, depuis votre espace personnel.

Si vous avez des problèmes pour vous inscrire sur le site www.mondpc.fr vous pouvez contacter Rania Gard au 01 43 46 25 55.

 

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